Les 15 meilleures pièces de théâtre de 2016 selon nos férus de la scène | Bible urbaine

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Les 15 meilleures pièces de théâtre de 2016 selon nos férus de la scène

Les 15 meilleures pièces de théâtre de 2016 selon nos férus de la scène

Briller par son audace

Publié le 21 décembre 2016 par Alice Côté Dupuis

Crédit photo : Courtoisie

Impossible de ne pas trouver son compte dans une saison théâtrale, tant l'offre est grande et variée dans les différents théâtres de la métropole. Malgré tout, et malgré qu'on soit dans une fiction délurée, dans un propos engagé ou documentaire, ou encore dans une sombre tragédie existentielle, il existe toujours quelques éléments de génie qui font que certaines productions se démarquent et marquent davantage. Pour l'équipe théâtrale de Bible urbaine, cette année, ça semble être l'audace des propositions qui a fait toute la différence. Remontons l'année 2016 en remontant les 15 positions des pièces qui nous ont marqué.

15. Terminus, texte de Mark O’Rowe, mise en scène de Michel Monty, Théâtre Prospero

Suggestion de Pierre-Alexandre Buisson

Ce qu’on retient de Terminus, c’est l’immense pouvoir d’évocation des monologues de ce récit à la structure étonnante. L’histoire est donc racontée par de longs monologues qui s’enchaînent, sur une scène nue, avec d’habiles projections qui viennent imager le flot de mots, d’une urgence poignante. La mise en scène sobre et forte sert bien les extraordinaires comédiens, qui habitent complètement leurs personnages et qui proposent, malgré l’abondance de mots, une performance très physique. On ne voit pas les deux heures que durent cette pièce passer, tellement le moment est fort, et malgré la brutalité des événements qui se sont déroulés sous nos yeux, on accueille un message d’espoir qui nous habitera. Lire la critique

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14. Saint-André-de-l’Épouvante, texte de Samuel Archibald, mise en scène de Patrice Dubois, Espace GO

Suggestion de Pierre-Alexandre Buisson

Samuel Archibald qui s’adonne à l’écriture théâtrale est déjà en soit une proposition qu’il faut découvrir. Mais quand en plus il sait habilement adapter sa thématique à succès en offrant des petites légendes de régions, livrées dans une langue habile qui exploite très bien les particularités linguistiques du Québec, il devient un incontournable. Grâce à des dialogues savoureux et beaucoup d’humour, l’auteur touche des cordes sensibles avec son histoire de tragédie de taverne, et allié à la mise en scène à la fois simple et percutante de Patrice Dubois, il invite le spectateur dans une veillée intime qui fait découvrir d’habiles performances d’acteurs. Lire la critique

 

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13. La Campagne, texte de Martin Crimp, mise en scène de Jérémie Niel, Théâtre Prospero

Suggestion de Pierre-Alexandre Buisson et d’Alice Côté Dupuis

C’est une incursion feutrée dans l’intimité d’un couple en pleine crise qui nous attend, et pourtant, aucun mot plus haut que l’autre n’est prononcé. Tout au long, les comédiens chuchotent, leur voix étant amplifiée par un micro, ce qui créé quelque chose de presque irréel; un saisissant effet de décalage. Là réside le génie du metteur en scène Jérémie Niel, qui joue avec les sonorités pour créer des ambiances particulières, mais qui joue aussi, ici, avec la luminosité : la pénombre est telle que les visages des comédiens sont invisibles. Cette audacieuse quasi pénombre et cette livraison du texte en douceur font étonnamment en sorte qu’on est pendus aux lèvres des acteurs, et cette ambiance intimiste à couper au couteau nous déroute autant qu’elle nous fait vivre un moment singulier et enrichissant. Une indiscutable réussite! Lire la critique

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12. Des arbres, texte de Duncan Macmillan, mise en scène de Benoît Vermeulen, Théâtre La Licorne

Suggestion d’Alice Côté Dupuis

Reflet de toute une génération, Des arbres pose de vraies questions au sujet de la parentalité et de l’impact complexe de prendre la décision d’avoir un enfant. Si cela créé inévitablement plusieurs interrogations et même des angoisses – qui pourraient aller jusqu’à nous suivre à la sortie du théâtre -, il y a aussi beaucoup de tendresse dans cette pièce, entre ces deux amoureux qui cherchent simplement à prendre la meilleure décision possible. Pour l’audace du questionnement, l’interprétation incarnée et impressionnante du tandem éprouvé Sophie Cadieux et Maxime Denomée, le texte et les réflexions si vrais et sentis, on restera marqués par cette œuvre, par ailleurs très bien livrée. Lire la critique

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11. Rabbit, texte de Nina Raine, mise en scène de Olivia Palacci, Théâtre La Licorne

Suggestion d’Alexandre Provencher

Cette pièce et sa mise en scène sortent décidément de l’ordinaire, ne serait-ce que parce que son action est campée dans le hall du Théâtre La Licorne plutôt que dans une salle! Petite soirée entre amis racontée de manière différente, Rabbit nous plonge dans un réalisme et une vérité qui nous font parfois oublier notre statut de spectateur. Les comédiens parlent fort, s’amusent et commandent des shooters comme s’ils étaient des voisins de table dans un bar de quartier. La mise en scène, quant à elle, tire bien profit de son lieu insolite, et c’est une belle réussite rafraîchissante. Lire la critique

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Continuez de remonter l’année théâtrale à la page suivante!

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