2017 en 17 pièces de théâtre qui ont frappé fort | Bible urbaine

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2017 en 17 pièces de théâtre qui ont frappé fort

2017 en 17 pièces de théâtre qui ont frappé fort

L’équipe de Bible urbaine se remémore son année théâtrale

Publié le 15 décembre 2017 par Alice Côté Dupuis

Crédit photo : Tous droits réservés

Qu’on nous ait menés en Chine, dans le quartier Centre-Sud de Montréal, dans un village de région franco-ontarienne, en Islande ou en Saskatchewan; qu’on nous ait entraînés en 1885, en Grèce antique, qu’on ait été bien ancré dans l’actualité ou même qu’on ai vu plus loin vers le futur, l’équipe de Bible urbaine a vécu des voyages marquants cette année grâce au théâtre. Voici notre journal de bord des périples les plus remarquables: l’année 2017 en 17 pièces.

À l’hiver

«La Bonne Âme du Se-Tchouan», un texte de Bertolt Brecht et une mise en scène de Lorraine Pintal, au Théâtre du Nouveau Monde

Est-il possible de rester bon dans un monde corrompu sans toutefois y laisser sa peau? Voilà la question pertinente et importante que nous a posée cette pièce grandiose, dans laquelle Isabelle Blais incarnait deux personnages avec brio, aussi à l’aise dans ses passages joués que ceux chantés. L’univers musical métissé de Philippe Brault, mélangeant les styles des cabarets allemands des années 1940 aux sonorités empruntées à la musique traditionnelle chinoise, a certainement eu un grand rôle à jouer dans la réussite de ce spectacle. Mais il y a aussi ses excellents comédiens, ses projections vidéo et les belles trouvailles de mise en scène de Lorraine Pintal qui ont marqué les esprits, de même que le fait que la pièce a toujours su conserver une esthétique festive et ludique, malgré la gravité de l’histoire présentée.

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«Manifeste de la Jeune-Fille», un texte et une mise en scène d’Olivier Choinière, au Théâtre ESPACE GO

Il n’y a pas à dire, Olivier Choinière a repoussé les limites de son génie créatif avec cette production, critiquant une fois de plus nos habitudes, nos décisions, les actions de notre société, et remettant en question à peu près tout ce sur quoi on se base pour avancer dans la vie. Grâce à une distribution complètement éclatée qui a renvoyé aux spectateurs toutes ses contradictions et ses travers, la pièce a distribué des coups de poing à gauche et à droite, avec ses prises de conscience et sa grande lucidité, bien que camouflée sous un humour bien dosé. La qualité du texte n’a eu d’égal que le talent de ses comédiens, et ses décors grandioses et impressionnants, ses costumes ahurissants de beauté, d’originalité et d’éclat, ses accessoires étonnants de crédibilité, l’utilisation judicieuse de la vidéo, la richesse de ses réflexions ainsi que la singularité de la proposition ont eu tôt fait de nous émerveiller. Cette pièce fut un pur délice.

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«Sylvie aime Maurice», un texte de Florence Longpré et Nicolas Michon et une mise en scène de Nicolas Michon, au Théâtre La Licorne

Brutaliser nos sentiments avec sa magie incandescente: voilà ce que cette pièce nous a fait. Elle nous a même stupéfiés par sa forme complètement éclatée et par la profonde tendresse de son récit. Histoire d’amour atypique, le texte de ce spectacle surprend par sa candeur et ses aspects aussi tendres qu’absurdes. Profitant de la musique vive et puissante d’Yves Morin, interprétée au piano et à la voix par une chorale sur scène du début à la fin pour transformer en étonnantes chansons des fragments de dialogues, la pièce s’est avérée être complètement déroutante, pleine de surprises et d’une grande originalité. Pendant l’heure et quelques poussières qu’a duré la représentation, le temps s’est suspendu et notre émerveillement était à son zénith.

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1. Sylvie (Florence Longpre) et Maurice (Mathieu Lepage)

«Dehors», un texte de Gilles Poulin-Denis et une mise en scène de Philippe Ducros, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

La tension était palpable entre les deux comédiens toujours crédibles qui incarnaient ces deux frères aux plaies vives et qui se confrontaient au sujet de la mort de leur père, mais surtout des droits de chacun à sa succession. Nous menant loin dans l’intensité, cette production pouvait aussi compter sur une scénographie polyvalente et évocatrice, et sur une mise en scène inventive et dynamique pour nous impressionner. Véritable quête aux accents de légende autochtone, avec ses trois guides spirituels pour mener Arnaud à se trouver, la pièce proposait un côté réflexif qui a laissé une forte impression. Présentant un éventail de temporalités et de personnages qui créaient tantôt une confusion, tantôt un relâchement de tension par l’humour, le spectacle n’a toutefois jamais perdu son fil conducteur limpide et d’une grande poésie.

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