2018 en 18 pièces de théâtre marquantes | Bible urbaine

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2018 en 18 pièces de théâtre marquantes

2018 en 18 pièces de théâtre marquantes

Des émotions et des réflexions qui resteront gravées dans nos mémoires

Publié le 22 décembre 2018 par Alice Côté Dupuis

Crédit photo : Tous droits réservés

L’équipe de Bible urbaine essaie d’être partout, de tout voir, tant à Montréal qu’à Québec; il est donc naturel qu’on puisse se prononcer sur les meilleurs coups de l’année. Ce sont surtout les émotions vécues et les réflexions provoquées qui ont marqué notre année; quand le théâtre réussit pleinement à jouer son rôle de catalyseur et à transformer les spectateurs qui reçoivent la pièce, finalement. Pour célébrer la fin de 2018, on vous replonge, grâce à des extraits de nos textes, dans les 18 pièces de l’année qui resteront gravées dans nos mémoires.

À l’hiver

 

 

«La meute», un texte de Catherine-Anne Toupin et une mise en scène de Marc Beaupré, au Théâtre La Licorne

Cette pièce s’est attaquée à un enjeu majeur de la société: la violence sur le web. Sous la forme d’un thriller psychologique très bien ficelé, La meute a abordé les dérives du web alors que l’écran crée un sentiment d’anonymat rassurant qui exacerbe l’abject enfoui de certaines personnes, tout en amenant le public à réfléchir à la puissance des mots. La mise en scène de Marc Beaupré a laissé toute la place au texte et au jeu irréprochable des acteurs, et il a fait plaisir de découvrir un personnage féminin à l’intelligence aussi fine que pernicieuse, qui va jusqu’au bout de son désir de vengeance. L’auteure ne s’est pas limitée à provoquer le malaise dans la salle; elle a malmené le spectateur jusqu’à ce qu’une empreinte se fasse dans son corps.

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«Warda», un texte de Sébastien Harrisson et une mise en scène de Michael Delaunoy, au Théâtre Prospero

On est allé de Bagdad à Montréal en passant par la Belgique; les pérégrinations de Jasmin nous ont menées sur une lancée surréaliste alors qu’on l’a suivi sur une piste qui l’a amené à questionner son identité sexuelle et à parcourir ses souvenirs de jeunesse réprimés. Un espiègle mystère a plané du début à la fin et a fait partie de l’immense charme ruisselant de cette production au texte aux sinuosités érudites et aux dialogues limpides et souvent cocasses. La bonne humeur des spectateurs n’a guère diminué à mesure que les surprises se sont succédées, et le résultat final s’est apparenté à un conte des mille et une nuits rêvé par un philosophe boute-en-train, ou à une heureuse fable immatérielle issue d’une poussée de fièvre.

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«Black Boys», un texte de Saga Collectif (Stephen Jackman-Torkoff, Tawiah Ben M’Carthy, Thomas Olajide) et une mise en scène de Jonathan Seinen, au Théâtre Espace Libre

Les interprètes se sont livrés sans retenue et sans pudeur, entiers et superbes, dans une succession de numéros débordants d’énergie comme autant de déflagrations de leur rage de vivre. Dans un patchwork éclaté de morceaux d’existence se sont dessinés les destins de trois petits garçons qui ont appris à grandir à contre-courant, à faire de leur différence la fierté qui les tient debout. Ensemble, ils ont épluché les étiquettes sociales qu’on veut leur apposer, les faisant tomber les unes après les autres, se jouant des clichés avec humour et intelligence. Ils ont ainsi révélé les murs qui nous enferment tous dans des cases pour mieux les détruire à coups de poing rageurs et de verbe lyrique. La parole a été dure, souvent violente, mais elle a percuté à tous les coups, sublime et vindicative ode à la liberté d’être soi et en paix avec soi.

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«La détresse et l’enchantement», un texte de Gabrielle Roy, un montage dramaturgique de Marie-Thérèse Fortin et Olivier Kemeid et une mise en scène d’Olivier Kemeid, au Théâtre du Nouveau Monde

On a apprécié les sujets importants traités à travers le récit intimiste de cette Canadienne française, qui réfléchit aux difficultés de garder son identité ainsi que de préserver son héritage familial et culturel dans une position sociale et linguistique minoritaire. La scénographie de Véronique Bertrand, qui a reconstitué les paysages de Petite-Rivière-Saint-François grâce à un relief montagneux traversé par un immense rail de chemin de fer, a énormément contribué à la réussite de la pièce, mais le clou du spectacle réside dans l’interprétation magistrale de Marie-Thérèse Fortin. Celle-ci est arrivée à se fondre dans son personnage à un point tel que l’on s’est surpris par moment à imaginer Gabrielle Roy elle-même sur scène, et c’est avec authenticité qu’elle a rendu la grande nostalgie qui traverse l’œuvre de l’auteure.

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«La déesse des mouches à feu», un texte de Geneviève Pettersen et une mise en scène de Patrice  Dubois et Alix Dufresne, au Théâtre de Quat’Sous

Ce sont les jeunes femmes en devenir qui ont déversé leurs tripes sur la scène qui nous ont complètement charmés. Ce n’est pas une, mais bien onze adolescentes qui ont été impliquées dans cette production pour donner vie au personnage de ce roman de Geneviève Pettersen; un choix que nous avons trouvé judicieux et risqué, mais qui a rendu justice à l’œuvre tout en lui injectant une dose de réalisme tout à fait épatante. Il nous faut aussi souligner le travail d’adaptation des chansons par Frannie Holder, qui donnait réellement le ton, la conception des costumes d’Elen Ewing, qui a pris en compte la personnalité de chacune, ainsi que le décor minimaliste qui a laissé tout l’espace nécessaire aux corps et aux esprits en plein épanouissement de ces jeunes interprètes à l’énergie époustouflante.

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Au printemps-été

 

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«Incendies», un texte de Wajdi Mouawad et une mise en scène de Marie-Josée Bastien, au Théâtre du Trident de Québec

Dès l’entrée en salle, on a été soufflés par le décor et la scénographie de Marie-Renée Bourget Harvey. C’était majestueux, grandiose et impressionnant. C’est malgré tout à l’humain qu’on a laissé toute la place dans cette production, en laissant la distribution au grand complet presque toujours visible sur scène, parfois comme des corps morts, symbolisant la dureté de la situation politique dans le pays de Nawal, parfois préparant tranquillement son prochain coup d’éclat à l’arrière-plan de l’action en cours. Il fallait voir la façon astucieuse avec laquelle on métamorphosait les espaces de jeu, les astuces impressionnantes pour représenter certains éléments et les transitions ingénieuses pour saisir le véritable tour de force de Marie-Josée Bastien, qui a signé une production qui a longtemps occupé nos esprits.

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«Le poisson combattant», un texte et une mise en scène de Fabrice Melquiot, au Théâtre Prospero

On appréciait déjà de revoir sur scène Robert Bouvier, un acteur qui a tenu des rôles dans des productions de Patrice Chéreau, Alain Tanner et Alain Resnais. L’auteur aussi a tout un bagage de vie, et son expérience s’est ressentie dans chaque tirade de ce monologue. On a retrouvé dans ses mots, poétiques et d’une fulgurante beauté, toute la douleur et la déroute consécutive à une rupture; la chanson mélancolique d’un écorché qui réalise soudainement qu’il lui manque une partie essentielle de lui-même. La performance du comédien suisse était déchirante, alors qu’il s’est adonné à de nombreuses ruptures de ton, des changements de costumes vertigineux, des acrobaties et des torsions. La scénographie d’une simplicité très inventive a quant à elle offert des surfaces blanches permettant l’élaboration de jeux d’ombres et de projections, créant une expérience d’immersion quasi totale dans l’aventure métaphysique se déroulant sous nos yeux.

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«L’Idiot», un texte d’Étienne Lepage d’après Dostoïevski et une mise en scène de Catherine Vidal, au Théâtre du Nouveau Monde

Déjà, Renaud Lacelle-Bourdon avait définitivement le profil parfait pour interpréter le prince Mychkine, un personnage au cœur tendre, aux intentions pures, mais à la naïveté manifeste. Mais en plus, il y a le défi relevé haut la main par Étienne Lepage, qui a réalisé une adaptation ludique et intelligente de cette histoire de plus de 900 pages pour créer un spectacle d’environ deux heures «seulement», en respectant l’esprit original tout en y insufflant une douce folie. Grâce à la mise en scène déjantée de Catherine Vidal, on avait parfois l’impression d’être en plein délire fiévreux: sa vision et elles se sont éloignées sans ménagement de l’aspect guindé et conservateur d’autres productions du TNM, donnant au roman classique une tournure surréaliste. L’inventivité scénique a été rafraîchissante, et on a eu l’impression de participer à une fête à l’ambiance complètement décalée et à l’humour bien présent.

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«Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable», un texte de Elena Belyea traduit par Olivier Sylvestre et une mise en scène de Jon Lachlan Stewart, dans la salle intime du Théâtre Prospero

Cette proposition théâtrale audacieuse, singulière, criante d’actualité, poignante, ingénieuse, comique et sans fausse note mettait de l’avant une jeune enseignante qui désirait profiter de la dernière journée d’école pour livrer une leçon toute particulière aux élèves de sa classe. Madame Catherine était magnifiquement interprétée par une Alice Pascual énergique et colorée, s’investissant totalement dans son rôle. La pièce est bien construite et nous a tenus en haleine du début à la fin. On a apprécié son humour noir qui a permis d’amoindrir, à quelques reprises, les passages très lourds de la pièce – qui ont fait écho à l’actualité et à la tuerie de Parkland. Rien n’a été laissé en suspens, l’attention des spectateurs a été constamment sollicitée de manière à le confronter aux tueries et à la violence, et à devenir une partie prenante de la pièce. On en aurait pris une heure de plus!

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«Local B-1717», un texte d’Erin Shields traduit par Maryse Warda et une mise en scène de Geneviève L. Blais,  à l’Entrepôt Beaumont Mini-Storage

Le lieu choisi pour cette création in situ était plus qu’original, et la démarche était aussi inusitée que le lieu choisi. Le mystère entourant ce «thriller immersif» a débuté dès notre entrée dans le bâtiment, alors qu’on nous a remis une clé et une petite lampe de poche à utiliser qu’en cas d’urgence. Le nombre de spectateurs – une vingtaine par soir seulement – était parfait, la proximité avec l’actrice était troublante, et la sensation d’entrer dans l’intimité de la protagoniste était immédiate. Cette production nous a proposé de sortir de notre zone de confort, de confronter nos peurs et d’être laissés à nous-mêmes en compagnie du récit, nous faisant nous interroger sur notre rapport entre les objets et les souvenirs qu’on y associe. Cette pièce nous aura fait réfléchir et on se souviendra de l’expérience audacieuse et originale.

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«Extras et ordinaires», un texte de Duncan MacMillan traduit par Joëlle Bond et une mise en scène de Maryse Lapierre, au Théâtre Premier Acte de Québec

Il était difficile de ne pas avoir le sourire fendu jusqu’aux oreilles pendant la quasi-totalité de cette pièce simple, mais imaginative et lumineuse, malgré les thèmes sombres de la dépression et du suicide. Dans ce spectacle participatif laissant place à l’improvisation, l’unique interprète Jonathan Gagnon a fait montre d’un grand naturel, de beaucoup d’habileté et de débrouillardise en choisissant au hasard certains spectateurs amenés à jouer certains rôles et à répondre à des questions au meilleur de leurs capacités. Les mille éventualités de réponses (souvent inusitées!) des spectateurs sont précisément ce qui a rendu la pièce si unique, mais Maryse Lapierre a aussi réussi à créer une atmosphère conviviale et très intime où bonheur et malheur se sont côtoyés, mais surtout où une vraie rencontre a eu lieu entre le public et le personnage.

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«Les Hardings», un texte et une mise en scène d’Alexia Bürger, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

La notion de responsabilité: un sujet extrêmement délicat, surtout quand il traite d’un drame dont les blessures ne sont pas encore tout à fait cicatrisées, comme cette tragédie ferroviaire à Lac-Mégantic en 2013. Entre ces trois Thomas Harding – le conducteur hanté de la locomotive meurtrière, un écrivain britannique souffrant du deuil de son fils et un agent d’assurances américain–, Alexia Bürger a établi un dialogue respectueux menant les trois inconnus à tisser des liens. L’utilisation des train songs chantées en chœur pour ponctuer les changements de scènes était brillante, et la scénographie représentant un cockpit en pleine désintégration était à couper le souffle. On a eu droit à une pièce pleine de moments remarquables, qui a déchaîné notre empathie non seulement pour les victimes, mais aussi pour cet homme qui devra passer le reste de ses jours à être ponctuellement visité par leur souvenir.

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«Le tigre bleu de l’Euphrate», un texte de Laurent Gaudé et une mise en scène de Denis Marleau, au Théâtre de Quat’Sous

Il a été intéressant de découvrir le célèbre personnage d’Alexandre le Grand en dehors de ses exploits militaires et de sa sourde rage de conquérir, de sa mégalomanie et des nombreuses villes qu’il a lui-même érigées en son nom, mais en se tournant plutôt vers ses tourments, ses motivations et son désir brûlant de toujours aller plus loin, seul au milieu de son armée, isolé de ses pairs par cette obsession incontrôlable qui a marqué l’histoire. Mais c’est surtout la lente transformation, progressive et abasourdissante d’Emmanuel Schwartz qui marquera les esprits: il a livré une performance sportive mais nuancée, dans un un rôle qui semble lui avoir été destiné depuis l’antiquité.

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«Le bizarre incident du chien pendant la nuit», un texte de Simon Stephens d’après le roman de Mark Haddon et traduit par Maryse Warda, et une mise en scène de Hugo Bélanger, au Théâtre Jean-Duceppe

Impossible de ne pas s’attacher à Christopher, ce garçon autiste qui enquête sur l’homicide d’un chien du voisinage. Hugo Bélanger a beau être reconnu pour son imagination et ses prouesses techniques, il semble s’être surpassé pour cette production. Le décor de Jean Bard était plein de surprises, se façonnant au gré des scènes, et les projections de Lionel Arnould étaient ingénieuses: le tout nous permettait d’accéder à la vision du monde de Christopher, un peu comme si l’immense surface de projection était un lien privilégié vers son mode de pensée, définitivement hors-norme. À la fois profondément réjouissante et résolument inventive, cette production a révélé un Sébastien René carrément prodigieux, à l’énergie inépuisable et à l’interprétation sans faille.

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«Cold Blood», un texte collectif de Gregory Grosjean, Thomas Gunzig, Julien Lambert, Sylvie Olivé et Nicolas Olivier, et une mise en scène de Jaco Van Dormael et Michèle Anne de Mey, au Grand Théâtre de Québec à l’occasion du Carrefour international de théâtre

Sur scène, on a assisté à la «fabrication»: les techniciens et interprètes manipulaient caméras et moult objets pendant que parallèlement, à l’écran, l’échelle à laquelle étaient effectuées des manœuvres en miniature était décuplée dans l’optique de transmettre une image simultanée aux spectateurs. La pièce comptait effectivement comme interprètes principaux… des mains! Outre la danse et le cinéma, Cold Blood s’est aventuré sur les champs de la littérature, de la musique et, bien entendu, du théâtre. Le récit a été truffé de nombreuses citations, des allusions étant faites notamment aux mouvements de la danseuse Pina Bausch, de même qu’au cinéma de Tarkovski et de Kubrick. Dans un tapage de beauté et d’artifices, la mort a ainsi pris un aspect poétique. Cold Blood nous a bouleversé: il relève du rêve pur.

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 À l’automne

 

 

«L’Art de la chute», un texte collectif de Véronique Côté, Jean-Michel Girouard, Jean-Philippe Joubert, Simon Lepage, Danielle Le Saux-Farmer, Marianne Marceau, Olivier Normand et Pascale Renaud-Hébert, et une mise en scène de Jean-Philippe Joubert, au Théâtre La Licorne

Il s’agit d’un bel objet théâtral qui aborde avec intelligence et humour la grande spéculation financière liée aux œuvres d’art. La force de cette pièce de théâtre documentaire résulte certainement du grand exercice de vulgarisation mené par ses auteurs. Ils ont décortiqué minutieusement la crise de 2008 et le système financier complexe et pernicieux actuel qui prend aussi d’assaut l’art contemporain. On a ri, oui. On a ri beaucoup en fait. Mais encore mieux: on a réfléchi, on a appris et on a posé un regard critique sur ces bulles financières aseptisées de toute humanité, de toute émotion. Les auteurs ont aussi démontré brio que nous sommes tous animés par un appétit gênant envers le gain, la notoriété, la domination et le succès. Après L’Art et la chute, on n’aborde pas tout à fait l’art et la culture de la même manière.

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«Neuf [titre provisoire]», un texte de Mani Soleymanlou avec la collaboration de Henri Chassé, Pierre Lebeau, Marc Messier, Mireille Métellus et Monique Spaziani, et une mise en scène de Mani Soleymanlou, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

La mort d’un être cher, d’un ami ou d’une connaissance est souvent un prétexte idéal pour réfléchir à notre propre mortalité. Pourtant, l’humour, dans ce texte, est omniprésent et salvateur – car devant la fragilité d’une vie, à quoi serviraient les larmes? Il a été intéressant de voir que les comédiens, qui ont collaboré au texte, regardaient non pas ce qu’ils laisseraient derrière, mais ce qu’ils n’auraient pas le temps d’accomplir; leurs réflexions sur la mort ont formé la base de ce texte, qui s’est envolé vers l’universel et qui a offert des moments de pure folie. La maturité de l’auteur a été palpable et Neuf [titre provisoire] pourrait facilement marquer la fin d’un cycle époustouflant.

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«Bonjour, là, bonjour», un texte de Michel Tremblay et une mise en scène de Claude Poissant, au Théâtre Denise-Pelletier

Bonjour, là, bonjour est une pièce aussi dure que magnifique, au message fort et complexe, et au rythme effréné entre les dialogues savamment découpés. Avec une précision admirable, le metteur en scène a découpé lui aussi les scènes comme un orfèvre, les révélations se sont imbriquées l’une dans l’autre et ont fini par brosser un portrait décapant de cette famille dysfonctionnelle (nos préférées). Le père, personnifié par Gilles Renaud nous a particulièrement bouleversés, tandis que la touchante Geneviève Schmidt, l’hilarante Mireille Brullemans et Sandrine Brisson, en caricature presque parfaite, nous ont tantôt fait rire, tantôt attendri. Poissant a définitivement réussi à mettre en valeur l’immense talent de Michel Tremblay, l’une des figures culturelles les plus essentielles au Québec.

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