21 pièces de théâtre à voir durant la saison 2016-2017 | Bible urbaine

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21 pièces de théâtre à voir durant la saison 2016-2017

21 pièces de théâtre à voir durant la saison 2016-2017

Des histoires vraies aux grands classiques, on y trouve son compte

Publié le 26 août 2016 par Alice Côté Dupuis

Crédit photo : Tous droits réservés (En couverture: «Les lettres arabes 2» à Espace Libre)

Les pièces originales à découvrir, tout simplement.

 

«Les lettres arabes 2», du 3 au 19 novembre 2016, Espace Libre

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Avec tout ce qui se passe dans le monde, ça prend de l’audace, et même de l’irrévérence pour créer une comédie absurde se déroulant dans un camp d’entraînement djihadiste en Afghanistan; mais les créateurs nous avertissent tout de suite: «Toute ressemblance avec des éléments de la réalité sera bien sûr forcée, grossière et malaisante». On aime déjà le ton annoncé et on a plus que hâte de découvrir sur quel pied danseront cette fois les comparses Geoffrey Gaquère, Olivier Kemeid et Mani Soleymanlou et surtout, le nombre d’œufs qu’ils piétineront.

Rachid et Mouloud, deux jeunes de la banlieue française, nous reviennent alors qu’ils croyaient avoir réservé un tout-inclus à Charm-el-Cheikh mais qu’ils se retrouvent dans ledit camp d’entraînement djihadiste, accueilli par un organisateur perse qui compte en faire des kamikazes. Les deux garçons sont bien contents des activités qu’on leur prépare afin de leur montrer à devenir les artificiers de ce qu’ils croient être un Club Med, et peut-être voient-ils leur mission de faire éclater des feux d’artifices dans une salle de concert de Montréal comme le test final pour recevoir leur certification? Dans tous les cas, on rira certainement jaune cet automne!

Texte, mise en scène et interprétation de Geoffrey Gaquère, Olivier Kemeid et Mani Soleymanou.

«Le garçon au visage disparu», du 15 au 25 novembre 2016, Théâtre La Licorne

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Larry Tremblay obtient du succès avec chacune de ses créations, et ça risque d’être encore le cas avec cette pièce originale et métaphorique mettant en vedette notamment Julie McClemens et Christian E. Roy, et qui tire vers le fantastique et le film d’épouvante! C’est à l’adolescence que l’auteur s’est cette fois-ci intéressé; ce moment de vie où on se cherche, où nos repères sont fragiles et où on a besoin de savoir et de trouver qui l’on est.

Le père de Jérémy est travailleur humanitaire et délaisse beaucoup sa famille au profit d’étrangers dans le besoin à l’autre bout du monde, au grand dam du jeune garçon qui souhaiterait, qui aurait besoin de voir son père davantage. Mais quand son père est pris en otage, son monde s’écroule et sa mère le retrouve un matin sans oreilles, sans yeux et sans nez. La perte potentielle de son père lui ont fait perdre une partie de lui-même: son visage! S’ensuivra une enquête certainement loufoque des policiers, psychiatres et prêtre, mais aussi pleine recherche de sens pour comprendre cette disparition mystérieuse.

Texte de Larry Tremblay, mise en scène de Benoît Vermeulen.

«Les manchots», du 14 mars au 1er avril 2017, Théâtre de Quat’Sous

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Après des succès comme Moi, dans les ruines rouges du siècle et Furieux et désespérés, où Olivier Kemeid a exploré la recherche d’une partie de soi manquante et l’exploration de ses racines, l’auteur a une fois de plus trouvé une nouvelle façon de se plonger dans les mêmes quêtes, alors que la part de soi manquante, cette fois-ci, devient un amour perdu, et le pays de ses ancêtres, un décor qui a aussi son importance.

Plaçant quatre Québécois seuls dans des chambres d’hôtel aux quatre coins du monde – Kiev, Alexandrie, Oslo et Montréal – où ils pleurent leur amour perdu, Kemeid fait se rejoindre et se confondre les histoires des villes et des personnages. Ces villes, les personnages campés par Sasha Samar, Paul Ahmarani, Larissa Corriveau et Kevin McCoy y ont vécu, les ont fuies ou fantasmées, mais voilà que malgré tout ce qui peut s’y passer – révoltes, printemps, guerres – importe peu, maintenant que leurs amours sont fanés. Ces voyages risquent d’être riche en émotions, confondant celles relatives à la mort de l’amour et celles suscitées par ces villes qui font parties de leurs origines et qui bouillonnent de souvenirs et de vérités.

Texte et mise en scène d’Olivier Kemeid.

«Hamlet_director’s cut», du 3 au 16 avril 2017, La Chapelle

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Après les remarqués et rafraîchissants Caligula_remix et Don Juan_uncensored, Marc Beaupré et François Blouin ne peuvent s’empêcher de revisiter de grands classiques de la littérature (L’Illiade est d’ailleurs en chantier présentement pour devenir un battle rap des vers d’Homère) sous une forme complètement éclatée, contemporaine, et à mille lieues de ce qu’on pourrait imaginer pour ces textes. Et après avoir reporté sa présentation qui devait avoir lieu à l’Usine C la saison dernière, voilà qu’on a enfin droit à la déconstruction du Hamlet de Shakespeare qui s’est fait reconstruire sous la forme d’un solo où le personnage principal (incarné par Beaupré) se fait narrateur de sa propre histoire, devenant à la fois metteur en scène, réalisateur, monteur et acteur.

En utilisant le langage du cinéma, Hamlet propose sa propre version de son histoire et on nous arrache les autres points de vue sur l’assassinat de son père par son oncle, dans le but de séduire sa mère. Interprétant tous les rôles, il rejoue la scène qui a fait chavirer son univers, mais voilà qu’il décide de la modifier, puisqu’il ne peut l’accepter, la rejouant sans cesse de différentes façons, se remettant en question, jusqu’à trouver un scénario qui lui est plus acceptable, jusqu’à réussir à organiser le chaos de sa propre vie avec ce nouveau montage. Malgré cette quête de sens modernisée et originale, le spectateur aura tout de même réussi à capter l’essence du classique de Shakespeare.

Texte de William Shakespeare, traduction de Jean-Marc Dalpé, adaptation et mise en scène de Marc Beaupré et François Blouin.

Avec cette sélection, on espère vous avoir donné envie de sortir et de profiter de cette offre théâtrale riche et résolument inventive qui s’offre à vous, dans la métropole. On aurait pu en nommer bien d’autres, car nos théâtres regorgent de créateurs déterminés et de comédiens passionnés. Définitivement, ce n’est pas le moment d’investir dans l’achat d’une propriété en Floride et de faire de vous des snowbirds en partant tout l’hiver: il y a beaucoup trop à voir ici

Bonne saison théâtrale 2016-2017!

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