«Le tour du monde en 80 jours» de Jules Verne au TNM

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«Le tour du monde en 80 jours» d’après le classique de Jules Verne au TNM

«Le tour du monde en 80 jours» d’après le classique de Jules Verne au TNM

L’imprévu et ses horizons

Publié le 2 mai 2015 par Charlotte Mercille

Crédit photo : Yves Renaud

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait, disait Mark Twain. Des mots qui sonnent justes pour décrire la première de la pièce Le tour du monde en 80 jours, présentée au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) hier soir. Hugo Bélanger et son équipe du Théâtre Tout à Trac ont en effet présenté le fruit d’un travail monumental dans cette adaptation de la populaire oeuvre de Jules Verne. Les aventures du gentleman londonien Phileas Fogg et de son fidèle valet Passepartout sont ici transposées sur une scène débordante de couleurs et de surprises qui défie les frontières du réel.

Fraîchement arrivé à Londres,  Jean Passepartout est à la recherche d’un emploi. En se faisant embaucher par Phileas Fogg, «l’homme le plus sédentaire et exact du Royaume-Uni», il croyait enfin avoir trouvé l’employeur de ses rêves. Passepartout devra toutefois renouer bien vite avec son passé rocambolesque lorsque Fogg bouleverse son quotidien minutieusement calculé. Avec ses éminents collègues du Reform Club, ce dernier parie la moitié de sa fortune qu’il réussira à faire le tour du monde en 80 jours. Le sens maladif de l’organisation de Fogg pour qui «l’imprévu n’existe pas» n’aurait toutefois jamais pu prévoir les obstacles abracadabrants et les rencontres bouleversantes qui se présenteront sur la route des deux acolytes.

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Le travail de mise en scène de Hugo Bélanger est brillant sur plusieurs points. Au premier abord, l’adaptation théâtrale d’un tour du monde représentait tout un défi: comment évoquer les 27 lieux visités par les personnages principaux en l’espace de deux heures et avec un minimum d’effets spéciaux? Comment illustrer la richesse de chaque culture sur les planches d’une seule et même scène? Dès les premières escales, on constate que les créateurs ont trouvé la solution dans le pouvoir de l’imaginaire. Jeu masqué, marionnettes et danse font partie intégrante de ce style de théâtre très physique où les corps occupent le premier plan. Quelques clins-d’oeil à la commedia’dellarte se faufilent également dans les dialogues, surtout dans les apartés aux différents consulats des colonies anglaises.

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